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Un espace marin à gérer, un espace à préserver
images produites par Montagne 3D
Baie semi-fermée, l'unité géographique est évidente. Les délimitations terrestres sont simples. (Cap de la Chèvre en presqu'île de Crozon, Pointe du Van dans le Cap Sizun). La Baie développe 120 km de côtes et 25 km de plages que se partagent 13 communes riveraines. Ces communes agglomèrent près de 38 000 habitants. De nombreuses interventions font d'ailleurs référence à l'allure de "grand stade nautique" naturel de la Baie.
Baie de douarnenez et Sécurité maritime
la France est sommée par l'Union Européenne de désigner ses zones refuges pour les navires en détresse, dans le cadre de la politique de sécurité maritime décidée aprés les naufrages de l'Erika et du Prestige. La France a du retard et cette désignation devrait intervenir dans le courant de ce mois-ci. Ce concept de zone réfuge a été élaboré afin de confiner les nappes de pétrole dans un site spécifique en cas de marée noire au lieu de rejeter les bateaux au large au risque de polluer un plus vaste secteur du Littoral. La baie de Douarnenez semble être en tête de liste.
Notre association le Groupement Maritime de la Baie a donc écrit le courrier ci- dessous au préfet du Finistère et aux Présidents des trois communautés de communes riveraines de la baie de Douarnenez.
Monsieur le Préfet,
Monsieur le Président,
Depuis la date de sa création en 1982, le Groupement Maritime de la Baie na cessé de proposer aux collectivités riveraines de la baie, de se regrouper pour la mise en valeur et la préservation de cet écosystème marin : (Schéma de mise en valeur, Syndicat intercommunal de la baie, association des pays de la baie, contrat de baie, coordination des bassins versants de la baie..). Toutes ces possibilités ont échoué jusquà maintenant. Même la perspective du futur PARC MARIN dIROISE na pas été, à ce jour, suffisante pour débuter une concertation entre les communes littorales de la baie.
Mais aujourdhui, la baie de Douarnenez semble être naturellement en première ligne pour être désignée comme zone refuge des navires en détresse. Voilà que les offices de tourisme de la baie se réunissent, les collectivités sinterrogent, et vont se concerter cest sûr, ne serait-ce que pour étudier les compensations financières éventuelles.
Sil faut des « zones refuges » il est clair que la baie de Douarnenez sera retenue. Non seulement en raison du fait quil sagit là dune vocation naturelle de la Baie, de nombreux navires de commerce y font relâche par mauvais temps chaque hiver, mais aussi parce que cet espace na jamais été considéré par les riverains comme un ensemble côtier potentiellement intéressant, même du point de vue « zone naturelle à gérer, à préserver en commun ».
Sil faut donc réfléchir aux compensations éventuelles dune telle décision de « zone refuge », qui nous semble irrémédiable, le Groupement Maritime de la Baie insistera pour :
1) quelles fassent la part belle à une gestion concertée de cet écosystème littoral et côtier (préservation du littoral, mise en valeur des ressources marines, protection contre les pollutions marines et terrestres, développement durable des activités maritimes)
2) quun organisme, représentatif de la baie en tant que telle, soit constitué afin dintégrer tous les lieux de décisions départementaux, régionaux, nationaux, quant à la protection contre les pollutions accidentelles des mers.
Veuillez agréer, .............mes sentiments les meilleurs.
le Président ; B. Uguen
Surpêche et gestion durable.
il faut lire sans tarder l'article du monde du 11 mars en page sciences, sur l'épuisement des ressources halieutiques, se référant au rapport biennal de l'Organisation des Nations Unies pour la FAO qui vient d'être publié à Rome.
Vous comprendrez pourquoi, le projet de Chambre Régionale de la Mer, pour lequel ce blog existe, est vital afin d'informer et de developper une prise de conscience générale sur nos côtes maritimes. La gestion durable des zones marines et en particulier côtières, devient une priorité. Ce serait bien le diable, si la Région Bretagne, grande région maritime s'il en est, ne se décidait enfin à se saisir de la question. Sans doute notre projet est régional et modeste, mais il s'inscrit dans le projet de politique maritime européenne que souhaite mettre en place la Commisssion Européenne. (décision du 3 mars 2005). Monsieur Barrot, commissaire européeen des transports fait partie de la cellule, de 4 commissaires, mise en place pour réfléchir à cette nouvelle politique européenne.
D'ailleurs dans notre utopie régionale (dossier de 1992), nous avions conçu un prolongement dans une organisation maritime européenne, avec des conseils par bassins maritimes d'Europe, calqués sur ceux de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes d'Europe. Nous y reviendront.
la "civelle" ou "pibale", alevin d'anguille, atteint des prix records. Cette année, elle approche les 900 euros le kilo. Elle était vendue environ 3,50 euros le kilo en 1964, 225 euros en 1997, 400 euros en 2002. Trés prisées des espagnols, les civelles, alevins translucides de 7 à 8 cms de long, naissent dans la mer des Sargasses à 6000 kms de nos côtes et traversent l'Atlantique pour grossir dans nos rivières et devenir les anguilles. Elles sont pêchées à l'entrée de nos estuaires entre novembre et avril. les marchés asiatiques en absorbent aujourd'hui de 60 à 80 % de la production, et alimentent la trés forte demande. Elle est chère aussi parce que de plus en plus rare. Outre la pêche parfois frauduleuse, ou la mauvaise gestion des pêches, (surpêche), l'asséchement des marais, les aménagements infranchissables sur les cours d'eau, la moindre qualité des eaux douces en raison des apporst de pesticides et autres déserbants font que l'on assiste à une raréfaction dramatique de la ressource.
les rias, abers, marais littoraux, estuaires, plus que tout autre site du littoral, nécessitent une gestion concertée et raisonnée axée sur la préservation de la qualité des écosystèmes.

La mer publique:
Journal d’actualités de l’environnement marin de Bretagne.
Revue de presse; liste d’articles, inspirés par la presse régionale ou locale de bretagne et d'ailleurs..
Recherchons correspondants sur le littoral pour nous communiquer ce type d'informations ou d'autres.
Merci.

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